Trekking

Grâce à ses quatre chaînes de montagnes distinctes – Le Rif, le Moyen Atlas, le Haut Atlas et l’Anti-Atlas – le Maroc propose des opportunités remarquables en matière de randonnées pédestres et en montagne. Différents parcours de trekking peuvent être organisés via l’Office National Marocain du Tourisme. Des agents spécialisés proposent une large gamme de treks dont des randonnées à cheval avec guide et des randonnées-camping. Un des treks les plus populaires dans le Haut Atlas est l’ascension du Jebel Toubkal (4167m), le sommet le plus élevé d’Afrique du Nord. La région du Toubkal est à environ une heure de route de Marrakech et le point de départ habituel de ce trek est le village pittoresque d’Imlil. Pour les excursions de plus d’un jour, il est recommandé de partir avec un guide de montagne officiel et des mules. Vous trouverez facilement des guides à Imlil. Le logement est prévu dans des refuges, gîtes (lieux de repos) et petits hôtels le long des chemins très fréquentés. Le trekking est possible tout au long de l’année, mais la meilleure période est d’avril à octobre. Les canyons et les gorges sont les plus praticables de juin à octobre (en été, les orages peuvent rendre les gorges impraticables).
Équitation

Il existe des clubs équestres dans toutes les grandes villes du Maroc, surtout à Agadir, Casablanca, Fes, Marrakech et Rabat. Plusieurs clubs organisent des randonnées à dos de poney dans le Moyen Atlas. Combiner la randonnée à dos de mule et à ski (appelée le mule-skiing) est caractéristique du Haut Atlas et est possible de février à avril. Une brochure utile The Great Trek through the Moroccan Atlas est disponible au Ministère Marocain du Tourisme ou à l’Office National Marocain du Tourisme. Des promenades à dos de chameau (méharées) sont également possibles, tant dans les montagnes de l’Atlas que près du Désert du Sahara dans le sud-ouest.
La Médina

Sur la route d’Inezgane en direction du sud d’Agadir se trouve la Médina d’Agadir conçue et réalisée par Coco Polizzi. Né à Rabat dans une famille italienne d’architectes, Polizzi a été en grande partie impliqué dans les travaux de construction qui eurent lieu dans les années 1980 et 1990. En 1983, il a construit son propre atelier en ville, en partie pour approvisionner son entreprise de construction en plein essor, mais aussi pour effectuer les premiers vers son rêve, à savoir construire une nouvelle médina pour remplacer l’originale dévastée par un tremblement de terre. Après avoir reçu l’accord du gouvernement local en 1992, un site de 4,5 hectares fut loué et au cours des 4 années qui ont suivi, Polizzi, en utilisant son propre capital, donna vie à la nouvelle médina. Cette dernière est construite entièrement avec des briques, de la pierre taillée et du bois. Les seules concessions à la modernité sont la plomberie et un peu d’électricité ; il n’y a aucun renforcement en béton ni de poutre en métal.
Des travaux en avancement perpétuel. Il existe des plans pour un musée, une galerie d’art, un hammam, des studios pour artistes, et un petit lac avec des jardins anglais. Les ateliers du site produisent à peu près tout, des mosaïques qui décorent les sols et les murs des bâtiments aux portes minutieusement sculptées et aux roshans (fenêtres à losanges). Les œuvres à l’intérieur de beaucoup d’hôtels et de restaurants à Agadir (Sofitel, Rui Tikida Dunas, Le Mauresque Cafe) ont été en grande partie fabriquées dans ces ateliers. Les artisans travaillent uniquement avec des matériaux naturels locaux : la terra cota de Marrakech, le marbre de Casablanca, l’ardoise de Tafraoute, et le calcaire, le thuya et l’eucalyptus des régions avoisinantes. À l’origine un village d’art et de culture, la médina est un dédale d’arches et de ruelles, chacune abritant un petit atelier avec un artisan local fabriquant et vendant ses propres produits. Une très grande partie de l’artisanat traditionnel marocain y est représenté : textiles, bijoux, fabrication de lanternes, tissage, menuiserie, art du henné, herboristes, et verres. Les métiers qui produisent des objets plus grands ou ceux qui sont indispensables à la construction de la médina sont situés dans des coins et recoins à l’arrière de la propriété.
Un accord avec le gouvernement a conduit à ce que chaque artisan à la médina en forme au moins deux autres, ce qui reflète l’esprit de Polizzi désireux de perpétuer l’héritage artisanal du Maroc. Chaque artisan (il y en a 64 actuellement) est interviewé par Polizzi ou sa fille Claudia, qui vit dans l’enceinte de la médina, et doit proposer une idée innovatrice ou différente de ce qui a déjà été réalisé.
Malgré l’absence de l’ambiance des anciennes médinas du Maroc, les métiers et les objets exposés à la vente qui en découlent sont d’une qualité exceptionnelle et certains sont vraiment uniques et peut-être plus en accord avec les tendances actuelles. Les prix sont soi-disant fixes, mais il est possible de marchander. Chaque marchand/artisan est plus enclin à expliquer le procédé de fabrication de chaque produit qu’à pousser à l’achat comme dans les médinas d’autres villes. Les plus grands ateliers peuvent uniquement être visités avec un guide (anglophone et compris dans les frais d’entrée). Il s’agit d’une occasion unique de contempler ces artisans talentueux au travail dans un environnement agréable. Respectueux des heures de travail de la médina, la plupart des magasins ferment sur l’heure de midi entre 12h et 14h. Il y a un petit restaurant, le Café Mauré, qui sert sur place une cuisine marocaine traditionnelle, des tagines ou du couscous en plats principaux.
La Médina se situe à Ben Sergao à 4km au sud d’Agadir sur la route d’Inezgane (tel. 028/280253; www.medinapolizzi.com). Elle est ouverte du mardi au dimanche de 8.30 à 18.30.
Sports nautiques

Les plages de sable sont sûres pour les baignades malgré que l’Atlantique puisse être froid même en été. Mohammedia, Agadir, El Jadida, Oualidia, Safi et Essaouira sont toutes de bonnes stations balnéaires. La côte méditerranéenne au nord, en face de l’Espagne, est en plein développement, et des stations telles que Cabonegro (à 14 km de Tetouan) sont idéales pour se baigner et faire de la plongée. Il existe d’autres sites de plongée à Agadir et Essaouira. Les rivières dans les chaînes du Haut et Moyen Atlas, surtout le Oum-er-Rbia, accueillent les amateurs de rafting en eau vive toute l’année (il est vivement recommandé aux visiteurs de s’accompagner de guides expérimentés). Des permis de pêche sont obligatoires pour la pêche à la truite dans les ruisseaux et les lacs, et celle au brochet dans les lacs. Ils sont délivrés par le Département des Eaux et des Forêts ou par des clubs locaux. La pêche en haute mer est possible. Agadir compte beaucoup d’agences de voyage pour les touristes et elles peuvent organiser tout type de sport nautique pour vous.
Promenade à dos de chameau

Les promenades à dos de chameau (méharées) sont très répandues, tant dans les montagnes de l’Atlas que près du Désert du Sahara au sud ouest et à Agadir.
Spéléologie

Explorez les nombreuses cavernes et grottes. La région près d’Agadir renferme une multitude de grottes attirantes pour les mordus de spéléologie. Elles sont situées dans le fin fond des montagnes avoisinantes. Le trajet aux grottes fait partie de l’expérience mais les routes ne sont pas particulièrement bien indiquées et il est probablement plus avisé d’engager un des nombreux guides compétents.
Wintamdouine, la plus belle grotte d’Afrique.
Wintamdouine est considérée comme l’une des plus belles grottes d’Afrique. Le site comprend une rivière souterraine de 7,5 km de long et rassemble des conditions d’exploration idéales pour les spéléologues. Il n’y a pas de difficultés techniques particulières, et malgré un risque d’inondation, il y a plusieurs abris. Des lacs souterrains, des chapiteaux, des balcons, des draperies, des stalactites et stalagmites vous étonneront et vous émerveilleront. Une autorisation préalable à la visite est exigée.
Autres sites fascinants
Imi-Ougoug, Ifri-N'Tiayaline, Ifri Ifoulki, et El-Kander près d’Immouzer ; tous permettent de faire des découvertes intéressantes pour tous les mordus de géologie.
Hammam
Dans la même rue que la Maison Anarjis (presque en face de la maison) se trouvent les thermes locaux, appelés Hammams. Le texte ci-dessous a été rédigé par une hôte qui a séjourné à la Maison Anarjis et qui désirait profiter au maximum de son séjour au Maroc en se rendant au Hammam, entre autres.

“Lorsque j’ai appris que j’allais au Maroc avec ma famille, j’ai immédiatement pensé “Oh, nous irons certainement au hammam alors, ce sera génial!” Et c’était super ! Mais attention car nous Européens n’avons pas la même conception du hammam que les Marocains. En effet, ma sœur et moi avons annoncé à Aicha, la maîtresse de maison, notre intention d’aller au hammam pendant notre séjour. Elle nous a expliqué que nous n’avions aucune idée de ce qu’un hammam pouvait être et a proposé de nous accompagner. Ma sœur et moi avons pensé que nous pourrions simplement nous y rendre à deux (pour ne pas la déranger), mais elle a insisté et nous avons accepté. Nous avons été assez étonnées lorsqu’Aicha nous a conseillé de nous rendre au souk du coin pour acheter un gant de gommage. C’est ce que ma sœur et moi avons fait un matin. Nous avons acheté ces gants de gommage pour une poignée de dirhams. Lorsque, satisfaites, nous sommes revenues munies de nos gants, Aicha nous a dit de nous préparer et de prendre un sac contenant tout le nécessaire pour aller à la piscine. Je me souviens encore de ma sœur et moi en train de préparer nos sacs avec un maillot de bain, une serviette de bain, du shampoing et du gel douche. Et nous n’avons pas oublié notre gant de gommage ! Le soir, avant le souper, Aicha nous a emmenées au hammam ; cela n’a pas été très compliqué puisque le hammam se trouve juste en face de la maison. Nous avons payé une entrée de 10 dirhams plus 5 dirhams pour le savon noir. Immédiatement, j’ai remarqué qu’il y avait une entée pour les hommes sur la gauche et une entrée pour les femmes sur la droite. Nous sommes entrées dans les vestiaires et puis dans le hammam. Nous avons été étonnées d’y trouver des femmes, à moitié nues, assises dans chaque coin et recoin en train de gommer leur peau et de se laver. C’est précisément à ce moment-là que ma sœur et moi avons compris que les hammams étaient différents. En Belgique, nous avons l’habitude d’aller dans des hammams mixtes pour se relaxer au beau milieu d’un nuage de vapeur. Au Maroc, il fait assez chaud dans les hammams mais il n’y a pas autant de vapeur. Nous n’avons pas prononcé un mot et Aicha nous a demandé de remplir plusieurs seaux avec de l’eau chaude. Ensuite, nous avons étalé le savon noir sur notre peau. Elle a commencé à gommer ma peau avec le gant et nous nous sommes mises à papoter à propos de nos vies ; la glace était brisée. Cette soirée a été une incursion étonnante dans la véritable vie marocaine. Cela n’était pas si gênant d’être à moitié nues étant donné que c’était une coutume là-bas. Mais jamais nous ne trouverions ce genre de situation en Belgique. Enfin, nous avons versé de l’eau sur nos têtes pour rincer le savon après le gommage et nous avons utilisé du savon normal. Tout ce processus a pris du temps mais au fond, c’était une expérience unique au Maroc que les touristes devraient tenter. Cela fait partie des avantages du logement chez l’habitant ; vous faites des choses que vous ne feriez jamais si vous logiez dans un hôtel.
Observer les oiseaux
Le Maroc est de plus en plus une destination favorite pour les amateurs d’oiseaux en quête d’espèces rares ou menacées telles que l’Ibis du Cap (à présent la seule population dans le monde), le autour sombre, l’aigle ravisseur, le faucon d’Eléonore, et le hibou du Cap ainsi que d’autres espèces telles que l’alouette de Dupont, le rouge-queue de Moussier, la fauvette naine, le tchagra à tête brune, et le moineau blanc.
Le pays est divisé en plusieurs régions géophysiques, ce qui influence les oiseaux qui s’y trouvent.
La maison Anarjis se situe dans la vallée Souss riche en vie ornithologique et connue pour l’autour sombre et l’aigle ravisseur ainsi que l’ibis du Cap menacé. Elle est aussi idéale comme base pour explorer d’autres régions dans le sud du Maroc abritant des populations d’oiseaux propres à elles.
Les oiseaux
454 espèces ont été enregistrées au Maroc – (vous trouverez une liste complète sur http://www.ifrance.com/Go-South), et 209 s’y reproduisent régulièrement.
Chaque année, des millions d’oiseaux migrateurs d’Europe de l’ouest vont au Maroc et le survolent, surtout de fin juillet à début novembre en automne, et de mars à mai au printemps.
120 espèces viennent régulièrement en hiver, dont 34 qui se situent à la limite méridionale de leur territoire d’hivernage.
Sites d’observation
Plusieurs marais s’étendent le long de la côte Atlantique et sont bien connus pour leurs échassiers et goélands migrateurs hibernant. Ils englobent Merja Zerga, le Lac de Sidi Bou- Rhaba, les lagunes de Sidi-Moussa-Oualidia, les estuaires des oueds Souss et Massa le long de la côte nord, la lagune de Khnifiss, et les baies de Dakhla et Cintra le long de la côte saharienne. Les îlots au large d’Essaouira abritent une colonie de faucons d’Eléonore. La côte méditerranéenne comprend deux marais principaux : celui de Sebkha Bou-Areg et l’estuaire de la Moulouya.
Bon nombre d’espèces vivant dans le désert, dont les alouettes, les traquets motteux et les gangas, sont très répandues dans le désert du Maroc ; d’autres sont plus restreintes au niveau du territoire, et les sites d’observation comprennent le lac provisoire de Merzouga près de Erfoud (des échassiers et des canards dans le désert !) délimité par les uniques vastes dunes de sable du Maroc, appelées Erg Chebbi (la fauvette naine, le corbeau brun et le moineau blanc) ; et le Barrage Mansour-Eddahbi près de Ouarzazate.
Naturellement, il y a des centaines d’autres sites qui valent la peine d’être explorés pour le tadorne casarca, la marmonette marbrée, l’élanion blanc, l’aigle botté et de Bonelli, les faucons lanier et de Barbarie, le francolin à double éperon, la poule sultane, la outarde houbara et la grande outarde, le courvite isabelle, le grand-duc ascalaphe, le martinet unicolore, la dromoïque vif-argent et la fauvette de l’Atlas, le cratérope fauve ou le tchagra à tête-brune.
Consultez les pages ci-dessous pour plus d’informations :
Le Club d’Ornithologie d’Afrique
http://www.africanbirdclub.org/countries/Morocco/introduction.html
Grâce à des personnes aimables, des paysages magnifiques, de bonnes infrastructures touristiques et d’excellents sites d’observation ornithologique, le Maroc est une des destinations préférées des ornithologues en Afrique du Nord et peut-être le meilleur endroit pour chercher quelques espèces rares et menacées.
Groupe d`Ornithologie du Maroc
Le GOMAC (Groupe d`Ornithologie du Maroc) est une association scientifique sans but lucratif, dont l`objectif principal est de contribuer a tout effort visant à protéger notre patrimoine naturel, en particulier les oiseaux sauvages et notamment les espèces menacées d`extinction.
Le Comité Marocain pour les Oiseaux Rares
http://www.go-south.org
Le MRBC (le Comité Marocain pour les Oiseaux Rares) ; ou la CHM (la Commission d’Homologation Marocaine ; a été formé en 1995 et se compose actuellement de 10 membres (Patrick Bergier, Mostafa Fareh, Ahmed El Ghazi, Jacques Franchimont, Christian Pouteau, Ahmed Sayad, Valéry Schollaert, Michel Thévenot, Rae Vernon et G. Willem). Il vise à rassembler des données à propos d’oiseaux rares ou peu connus au Maroc, et donc à accroître les connaissances actuelles en matière d’avifaune au Maroc.
La lagune du Massa (à environ une heure de route de la maison Anarjis) est sans doute la meilleure réserve ornithologique du Maroc.
http://www.lexicorient.com/morocco/massa_l01.htm
Des Marais d’Importance Internationale
http://www.ramsar.org/profiles_morocco.htm
La Convention sur les Marais (The Convention on Wetlands) est entrée en vigueur au Maroc le 20 octobre 1980. Actuellement, le pays compte 4 sites classés Marais d’Importance Internationale avec une surface de 14 350 hectares.
Les chercheurs d’oiseaux
http://www.birdfinders.co.uk/tours/morocco.htm
Le Maroc est une terre très contrastée, de ses vastes plages de sable le long de l’Atlantique à ses montagnes aux sommets enneigés hautes de plus de 3962 mètres, et aux déserts de sable et de roches. Les oiseaux varient également allant d’espèces rares et fortement menacées telles que l’ibis chauve à des espèces énigmatiques et difficiles telles que le moineau blanc.
Ami ornithologue
http://www.birdingpal.org/Morroco.htm
Des ornithologues locaux désireux de faire visiter leur région à des ornithologues d’ailleurs.
Josele J. Saiz
http://www.boletas.org/
Plus connu pour sa magnifique pension pour ornithologues dans les Pyrénées [Boletas], Josele sert de guide à travers l’Espagne et le Maroc.
Moroccan Gateway (Porte du Maroc)
http://www.al-bab.com/maroc/env/env.htm#FLORA
Informations de base et liens vers des comptes rendus de voyage.

